Une grande partie de l'expo
« Sol, Suttonesstradinaire » sera transférée
à Abercorn en 2017!

Photo : André Le Coz
Les amateurs de Marc Favreau, mais aussi de son partenaire Luc Durand, qui n'ont pas eu la chance de voir l'exposition présentée depuis son ouverture au Musée de Sutton en 2015 pourront la revivre en grande partie. Avec les permissions de Marie-Claude et de Patrice Favreau, enfants de Marc, de Louise Duperré, veuve de Luc et de Nathalie Le Coz, fille du photographe André Le Coz, les images seront à nouveau accessibles dans un lieu encore à déterminer dans la ville d'Abercorn, où Marc et Luc avaient une maison. À suivre...

Université de Foulosophie :
un hommage à Sol « totalement libre »


Pour son 17e Symfolium qui aura lieu du 31 mars au 3 avril, l’Université de Foulosophie rend hommage au «clochard céleste» Sol. Un événement qui tombe à point pour souligner son héritage culturel, un peu plus de 10 ans après le décès de son créateur, Marc Favreau.
Olivier Boisvert-Magnen 
25 mars 2016

Menée par diverses personnalités, dont le comédien Stéphane Crète et l’inclassable François Gourd, ex-chef du parti Rhinocéros, l’Université de Foulosophie rend enfin hommage à une personnalité culturelle québécoise, après avoir notamment célébré l’héritage «foulosophique» de l’artiste italien Luigi Serafini (2013), du médecin américain Patch Adams (2014) et des membres de la tribu urbaine de Christinania (2015).
Encore une fois cette année, Didier Lucien prendra part au cabaret hommage, organisé annuellement par cette université imaginaire qui, depuis 1999, propose des «alternatives créatrices aux modèles de société qui règnent sur la terre».

Aux côtés de plusieurs artistes de renom comme Bernard Adamus, Jérôme Minière, Edgar Fruitier, Daniel Heikalo et Marie-Pierre Arthur, le comédien québécois offrira un numéro qui promet d’être éclaté, le 31 mars prochain au Théâtre Rialto. «Avec Sol, il y a la possibilité de créer quelque chose de totalement libre», dit-il. «Y a pas de barèmes, ni de but à atteindre. On n’est pas limités par l’humour, ni par le drame ou la tragédie.»
Devant une liberté aussi totale, Didier Lucien a donc mis du temps afin de réfléchir à ce que représentait Sol pour lui. «Je me suis posé beaucoup de questions sur mon rapport avec Sol, et je me suis rendu compte que le rapport le plus direct que j’ai eu avec lui, c’était par l’entremise de Sol et Gobelet», explique-t-il, en référence à cette émission culte présentée à la télé de Radio-Canada entre 1968 et 1971. «En toute franchise, Sol tout seul, je n’ai jamais été happé par ce qu’il faisait. Ça n’enlève rien à tout son génie, mais c’était pas mon bag à moi.»

Fort de cette réflexion, le comédien a donc misé sur le côté absurde et étrange typique de l’émission qu’il regardait lorsqu’il était enfant. «Je vais partir de la chanson thème de Sol et Gobelet, et je vais la remixer et la tordre jusqu’à en créer une trame sonore de cinq minutes. Après ça, mon idée de base, c’est qu’il y ait des trucs qui sortent de ma tête», dit-il, amusé, refusant d’en dire plus.

Fruitier, un camarade des tout débuts
De son côté, Edgar Fruitier proposera une vidéo plus intimiste, qui sera retransmise au Rialto pendant le cabaret. Sur celle-ci, il compte mettre à profit le nombre incommensurable d’anecdotes et de souvenirs qu’il a avec Marc Favreau.

Dans la même classe que le futur interprète de Sol à l’âge de cinq ans, au milieu des années 1930,  le comédien, animateur et mélomane a ensuite perdu de vue son camarade, avant de le retrouver quelques années plus tard, dans le monde du théâtre.
«Les retrouvailles ont été assez particulières… Elles se sont déroulées un peu avant les années 1950, lorsque nous étions en répétition pour Jeanne d’Arc au bûcher. Je faisais partie des paysans qui dansaient en se réjouissant du couronnement du roi», se souvient Fruitier. «Durant une pratique, je me suis retourné et, dans le chœur, il y avait Marc. Pour une raison ou pour une autre, on s’est reconnus tout de suite, même si on ne s’était pas vus depuis plus de 10 ans.»

Quelques années plus tard, en 1956 plus précisément, les deux comédiens ont fait partie de la mythique Boîte à Surprise. Fruitier y jouait Loup-Garou, et Favreau y interprétait une première mouture de Sol, sans Gobelet.

Ce qui marque encore et toujours le mélomane, c’est la pérennité du personnage de son ex-camarade, qui est passé de la télé à la scène. «On ne pouvait pas penser qu’un personnage allait devenir aussi important», admet Fruitier. «C’est vraiment un personnage formidable. Par la voie de l’absurde, en voyant les choses totalement à l’envers, il nous montrait ce qu’était la vie actuelle.»

Des échos de Sol en France
C’est notamment cette façon propre à Sol de voir les choses qui a interpellé la comédienne française Marie Thomas à créer un spectacle en son honneur.

Présenté au Théâtre de la Passerelle à Limoges en 2014 puis ensuite au Festival d’Avignon, Comment va le monde?  est un «spectacle qui emprunte au cirque un défroqué de clown et au théâtre un verbe». Il sera joué à trois reprises au centre Calixa-Lavallée durant le Symfolium.

«Ce spectacle est un cadeau de la vie pour moi. Les salles sont toujours pleines, et les yeux pétillent», indique la comédienne. «Ce qui me frappe le plus, c’est que les Français qui le connaissent, soit en l’ayant vu sur scène ou en l’ayant entendu sur 33 tours, en parlent comme d’un frère.»

Attirée par «ses textes merveilleux, son langage, ses jeux de mots, sa façon de les recréer et de donner tant d’images en quelques phrases», Marie Thomas amène, pour la première fois, son spectacle à Montréal, la ville natale de Marc Favreau.
«Je vois ça comme un rêve qui se réalise», admet-elle, plus qu’enthousiaste. «C’est le genre d’événement qui n’arrive que quelques fois dans une vie et c’est merveilleux.»

Pellerin, héritier de Sol?
Complété par une soirée d’improvisation de la LIM au Lion d’or, ce symfolium marque, à quelques mois près, le dixième anniversaire de la disparation de Marc Favreau, décédé d’un cancer le 17 décembre 2005.

«Y a pas vraiment eu d’hommage qui lui a été décerné récemment, c’est assez bizarre», admet Didier Lucien. «C’est drôle, mais j’ai pas l’impression que quelqu’un a pris le flambeau. Il était tellement unique! Je crois que son humour absurde a déteint sur les humoristes, mais personne ne semble avoir été aussi loin que lui là-dedans.»

Selon le comédien, il faut plutôt aller voir du côté du conteur Fred Pellerin pour voir des traces de Sol, ne serait-ce que par sa façon de jouer et de déconstruire les mots. «C’est le seul qui me semble avoir autant de plaisir sur scène que Favreau à l’époque», dit-il.
«Du peu que j’ai pu voir de lui, je crois, en effet, qu’il a hérité de quelque chose de Sol», renchérit Edgar Fruitier.

Autrement, le comédien et mélomane ne voit pas beaucoup de traces de Sol dans l’humour québécois actuel. «Cachée derrière les jeux de mots de Sol, il y avait une forte critique sociale que j’aimerais bien retrouver chez ces comiques qui se disent humoristes», critique-t-il. «J’aimerais que ceux-ci se compromettent davantage puisque l’humour, c’est quelque chose qui doit nous gratter l’ego et nous dire des vérités qui font mal. C’est ce que Sol faisait et ce qu’Yvon Deschamps a fait, à sa manière, par la suite.»

De son côté, Marie Thomas voit l’héritage Sol d’une façon plus philosophique et personnelle. «Il a su planter des graines dans nos esprits : celles de fantaisie, d’intelligence, de liberté, de lucidité, de merveille et de rire», énumère-t-elle, habitée. «Il nous a donné la force de garder notre joie et notre innocence à travers vents et marées.»

Symfolium Université de foulosophie 
CABARET HOMMAGE À SOL  – 31 mars à 20h – Théâtre Rialto
COMMENT VA LE MONDE? de Marie Thomas – 2 avril à 16h et 19h, 3 avril à 16h – Centre Calixa-Lavallée, salle Paul-Buissonneau
LA LIGUE D’IMPROVISATION DE MONTRÉAL – LIM – 3 avril à 20h au Lion d’or

« Sol le Clown » interprété par le Montreal Sax Quartet de Remi Bolduc


Un beau cadeau de Remi Bolduc en ce début d'année!
Sol le Clown (à la mémoire de Marc Favreau
Composition : Remi Bolduc; interprétation : Remi Bolduc & Erik Hove, Alto sax, Chet Doxas & Joel Miller, Tenor sax, Chet Doxas, Tenor solo, Erik HoveAlto solo.

Dix ans déjà... Marc Favreau nous quittait

Le 17 décembre 2005, le comédien, dramaturge et monologuiste Marc Favreau, alias Sol, mourait du cancer à l'âge de 76 ans à l'hôpital Notre-Dame à Montréal.

Marc a incarné le personnage du célèbre clochard vers la fin des années 50, d'abord dans La boîte à surprises (ou plus tard La Boîte à Surprise, parce qu'animée par Monsieur Surprise) à la télévision de Radio-Canada (Bim et Sol, Sol et Bouton, Sol et Biscuit, puis enfin Sol et Gobeletet, à partir de 1971, sur scène.

Ses textes à la fois naïfs, poétiques et humoristiques ont fait le bonheur du public, aussi bien au Québec qu'en Europe francophone, comme on a pu le découvrir dans l'exposition Sol, Suttonesstradinaire en 2015.

Au nom du conseil d'administration du Musée des communications et d'histoire de Sutton, j'aimerais remercier Marie-Claude et Patrice Favreau pour leur excellente collaboration et partager avec eux le souvenir de ce « père pétuel », car dans notre cœur, il est toujours vivant... et il vivra toujours!

Richard Leclerc, président

Vos commentaires sur l'exposition

Hélène Boivin, de Sherbrooke, très
touchée par la lettre manuscrite de
Marc Favreau à Monique Joly, ainsi que
par les scénarios de Sol et Gobelet, très
détaillés, écrits en alternance par Luc
Durand et Marc Favreau.
Merci infiniment pour cette si belle expo touchante à souhait. Bravo M. Leclerc!
Hélène Boivin, Sherbrooke


La petite exposition Sol, Suttonesstraordinaire est charmante et sympatique, j'y ai découvert quelques décors, des costumes authentiques, des photographies personnelles de Marc Favreau, de belles affiches et même un script original, j'ai aussi appris sur les clowns blancs et les clowns rouges. La vidéo de l'entrevue avec Marc Favreau vaut à elle seule le détour et je suis repartie avec l'envie de lire sa bibliographie.
Mégane Méthé, Sainte-Sabine

Jean Gagnon, de Sherbrooke, a beaucoup aimé les photographies
d'André Le Coz, intégrées au décor de l'émission Sol et Gobelet
Mon mari et moi sommes allés visiter le musée cet après-midi, bravo ce fût très intéressant.
Murielle Roger, Sutton







Merci de nous retourner dans le monde de notre cœur d'enfant...
Jean Gagnon, Sherbrooke


Serge Mechain (avec le chandail rouge) entouré d'amis, venus
visiter l'expo. guidés par Richard Leclerc.






Ouvrir une porte sur le passé avec Sol et Gobelet et une deuxième à Mme Benoit. Merci pour ce bel accueil.
Louise Rouillier, Montréal


Un « Sol » être vous manque et tout est dépeuplé. Bravo pour votre exposition si réussie!
Serge Mechain, Richelieu




Merci pour cet hommage à un de nos plus grands qui ne touchait pas le « Sol », mais bien le ciel.
Camille-Julie Poirier, Pigeon Hill

Merci sincère pour une exposition très touchante et vibrante. Sol et Gobelet sont enracinés dans mon cœur d’enfant à jamais. Expo de Jehane Benoit aussi très intéressante, femme audacieuse pour l’époque!
Joanne Marcotte, Montréal

Merci pour ce retour dans mon enfance et souvenirs mémorables des spectacles de Sol. J’ai l’impression de connaître un peu plus la face cachée de ce fameux clown québécois! Guide très intéressant.
Diane Archambault, St-Léon-le-Grand, Mauricie

Merci pour cette magnifique exposition qui nous rappelle d’extraordinaires souvenirs. Quels personnages ‘’esstradinaires’’ que sont Sol et Gobelet!
Louise Laberge, Oka

C’est très agréable de revivre l’histoire de Sol et Gobelet, ça ramène loin en arrière! Il disait tant de vérités avec finesse et esprit.
Les Labonté, Gatineau

De beaux souvenirs évoqués par cette exposition… De très belles interprétations en peinture de ces deux personnages… surtout celles de Lyse-Anne… Bravo! Et merci!

Un retour dans notre enfance et l’appréciation d’un ‘’humoriste-philosophe’’ qui fait appel à notre intelligence. Merci!

Madeleine Raymond, Eastman

Nous avons, Josée et moi , très apprécié notre visite et un gros merci à M. Richard Leclerc pour son accueil, la présentation et le récit exact d'une partie de la vie de M. Marc Favreau! Un gros merci et des félicitations à vous « nos artistes peintres » qui savez rendre hommage par votre talent à notre Grand et Unique « Sol »! 
Raymond Roy, Granby

Sol, vu par Jacques Lajeunesse
Vous pouvez miser sur cette œuvre
à l'encan « SOLencieux »!
Merci pour cette exposition qui m'a replongée dans les souvenirs de mon enfance... Et quel homme! Touchant, remarquable, génial...
Marlène Angela Johnson, Sutton


Bravo pour votre musée, un magnifique petit musée à découvrir!
Sophie Lafleur, Montréal